Cambriolage violent : que faire face à l’agresseur

Les 7 types de cambriolages violents

1.  Les cambriolages qui tournent mal

Les voleurs pensaient que la maison était vide et se retrouvent face à face avec un occupant.

  1. Cambriolage avec violence sur les personnes faibles et vulnérables.

Les personnes âgées sont majoritairement ciblées.

Le « combo » se produit lorsque la personne est un ex-chef d’entreprise à la retraite. La cible est faible et à fort potentiel.

Pour les cambriolages violents, l’entrée se fait majoritairement par la ruse : faux livreur, faux policier, faux agent EDF, etc.

Ce type de cambrioleur cherche la facilité car la victime va collaborer facilement du fait de sa faiblesse.

Il est possible de se former au bon comportement pour éviter d’être ciblé.

3.  Home-jacking d’opportunité

Le voleur opportuniste va profiter d’un moment d’inattention ou d’une baisse de vigilance de la part de la victime pour s’introduire chez elle.

Oubli d’une fenêtre ouverte, porte de garage pas fermée etc.

4.    Home-jacking d’indiscrétion

Les voleurs ont entendu, ou vu sur les réseaux sociaux, que la victime possède telles ou telles choses ou mène un certain train de vie.

Exemple : Le fils d’un ami a été séquestré par des copains de classe. Ces derniers voulaient obtenir les clés du coffre-fort du père qui contenait des armes à feu.

Le père étant ami sur Facebook avec le fils, les camarades de classe amis avec le fils ont vu les publications Facebook du père.

Il n’en fallait pas plus pour leur donner des idées.

5.  Le vol de voiture requalifié

Les bandits viennent pour voler la voiture, et profitent de l’occasion pour élargir leur butin.

Pour les personnes qui se sentent en danger dans leurs déplacements il existe des formations pour réduire considérablement le risque d’attaque.

6.  Le home-jacking de vengeance

Un ex-employé ou un mari jaloux décide de s’en prendre à une personne pour se venger tout en la détroussant.

D’où l’importance d’effectuer un audit de risque personnel.

7.  Attaque d’une cible précise, choisie et repérée en amont.

Grégory Goupil, fonctionnaire de police et secrétaire général adjoint du syndicat Alliance en Seine-Saint-Denis, précise que les malfrats choisissent le plus souvent leurs victimes.

Source : http://www.leparisien.fr/faits-divers/home-jacking-le- traumatisme-a-domicile-23-04-2016-5739511.php

 

Pour la très grande majorité d’entre eux, les cambriolages violents autrement appelé home-jackings concernent les chefs d’entreprise assimilés à la manipulation ou de la possession de valeurs.

Mais aussi ceux qui, ne manipulant pas directement de l’argent, possèdent des signes extérieurs de richesse manifeste.

Sans oublier des salariés ou des gérants détenant les clés de points de vente sensibles comme les tabacs et les armureries.

Les voleurs :

  • Effectuent des repérages et des filatures en amont
  • Cartographient les accès et les points de fuites
  • Etudient les comportements de la cible et de ses proches sur les réseaux
  • Vont parfois jusqu’à pirater l’ordinateur pour en extraire des informations. Le but étant de s’assurer qu’ils ne travailleront pas pour rien…

La conséquence est que les voleurs sont ultra renseignés.

Leur mentir ne sert qu’à attirer sur vous un déchainement de violence.

 

Connaissances et gestion des 9 modes de cambriolage violent

  • Le réveil surprise

La cible est attaquée en plein milieu de la nuit, éblouie par une lampe et molestée.

 

  • Entrée-sortie

La cible est prise par surprise lors de l’entrée ou la sortie de chez elle.

 

  • Le colis inattendu

La vieille technique du faux livreur.

 

  • Le faux agent EDF ou de police

Vol par ruse classique souvent violent.

 

  • Le cambriolage raté

C’est un cambriolage qui tourne mal.

 

  • L’attaque surprise d’un commando armé

Inutile de vous faire un dessin

 

  • Chercher le commerçant au-dessus de sa boutique. Quoi de mieux pour voler un magasin que d’aller demander les clés.
  • L’enlèvement ou le faux élèvement

La victime reçoit un coup de fil menaçant d’un individu qui veut obtenir sa soumission car il prétend détenir en otage un de ses proches.

 

  • Le car-jacking

L’objectif initial est la voiture, si les clés sont introuvables il faut aller les demander aux propriétaires.

Notons que dans tous ces modes d’attaque, l’alarme est le plus souvent désactivée.

S’il est impossible de prévoir un home-jacking, il est capital de savoir s’y préparer.

 

En cas de cambriolage violent, il convient d’adopter les réflexes suivants :

Idéalement il faut agir dès l’instant où le voleur rentre dans la propriété, avant une mise sous contrainte. Pour ce faire, dans la mesure du possible, assurez-vous d’avoir le champ visuel libre et un système d’avertissement périphérique.

Par agir, il faut entendre :

  1. Activer l’alerte
  2. Chercher les enfants
  3. Se regrouper dans la pièce de sécurité
  4. Activer le brouillard anti-cambriolage

 

Si c’est trop tard, la première chose que vous devez avoir à l’esprit est l’empathie.

Déterminez rapidement le niveau de stress, de détermination et de professionnalisme et soyez à l’écoute des attentes de votre agresseur.

Le braqueur agit dans une vision du monde actuel et celle d’un monde voulu, monde pour lequel il est prêt à prendre tous les risques.

Vous n’êtes qu’une passerelle pour atteindre son monde. Si vous l’aider à l’atteindre, les choses se passeront mieux.

 

Ne pas cherchez à lui mettre le doute quant à la réussite de son entreprise.

Ne prenez pas une attitude de victime mais de leader naturel.

Par leader n’entendez pas jouer au chef, mais à celui qui est là pour guider.

Pensez « Ok, vous voulez me braquer, c’est audacieux, je n’aurais pas osé, mais si j’étais à votre place je procéderais ainsi parce que… (argument en faveur de la réussite de son entreprise) ».

Ne le tutoyez pas même si la différence d’âge est manifeste.

Si vous avez un leadership naturel, exercez-le sans être directif mais soyez plutôt participatif.

Ne jouez pas à celui qui donne des conseils.

Quand on demande son chemin à quelqu’un on s’attend à ce qu’il nous le donne promptement, ni plus ni moins.

N’en faites pas trop, réalisez seulement ce qu’il demande. En faire trop est un signe de soumission et de faiblesse. Ce n’est pas une forme de leadership. Qui plus est, le malveillant l’exploitera au risque de prolonger l’assaut ou de récidiver.

Pensez « win-win ». Concentrez-vous sur ce qu’il y a faire pour que le vol se termine rapidement de façon gagnant- gagnant.

Souvent le cambrioleur vous le proposera de lui- même.

 

N’engagez pas la conversation. N’essayez pas de le faire changer d’idée et encore moins de le culpabiliser ni de connaitre ses

Parlez seulement s’il s’adresse à vous directement. Ne répondez pas à une question qu’il ne vous a pas posée ou à une question qu’il a posée à un tiers. C’est un signe de faiblesse.

 

Si le cambrioleur vous parle, répondez d’une voix douce mais assurée avec des phrases courtes et des mots simples sans le regarder dans les yeux ni chercher à paraître plus intelligent que lui.

 

Mettez-vous en écoute active et articulez bien vos réponses. Ne l’obligez pas à vous faire répéter ni à se répéter.

Ne tentez pas de paraître plus bête que vous n’êtes et à simuler d’avoir mal compris.

 

Le temps est son obsession, ne lui en faites pas perdre sous peine d’augmenter son niveau de stress et la violence qui en découle.

Si vous devez faire un mouvement, dites-lui ce que vous allez faire et pourquoi. Supprimez les inconnues et les surprises.

 

Guidez-le avec empathie pour qu’il se sente en contrôle. La perte de contrôle est une cause de

S’il y a une personne avec vous sur les lieux ou si vous attendez quelqu’un, dites-le-lui immédiatement et indiquez-lui les délais que vous estimez pour l’arrivée de cette personne.

Faites-en sorte qu’il puisse toujours voir vos mains, si vous devez sortir quelque chose de vos poches demandez-lui l’autorisation.

 

Ne bluffez pas en lui mentant, soyez toujours honnête au sujet de l’argent que vous pouvez lui donner.

Conformez-vous aux ordres et n’intervenez pas physiquement si vous êtes sous la menace directe d’une arme à feu.

 

Ne cherchez pas à discerner si l’arme est réelle ou factice, chargée ou non. Dans le sens ou des regards prolongés risquent d’attiser sa colère.

Ne faites pas de gestes équivoques, mais si la situation le permet et uniquement si elle le permet, activez le bouton panique par un mouvement intuitif et discret.

Activez le brouillard sans sirène. La sirène augmente le stress, y compris le vôtre.

 

Le malveillant ne doit faire aucun lien entre l’activation du brouillard et la personne à l’origine du déclenchement. Dans tous les cas, si vous avez bien dimensionné le volume de brouillard nécessaire, il ne vous verra plus

 

Idéalement, le bouton panique doit être à portée de main et en aucun cas dans un endroit qui vous incite à faire un mouvement brusque, à lever les mains et en aucun cas à chercher quelque chose dans vos poches.

Les meilleurs emplacements sont sous les tables, au niveau des interrupteurs des luminaires ou dans une pièce annexe pour pouvoir être déclenché par un tiers. L’avoir autour du cou pour activer le brouillard en s’étant préalablement prostré au sol est une bonne idée.

Si vous avez activé un brouillard opacifiant, assurez- vous de l’avoir disposé de manière à pouvoir vous cacher immédiatement lors de son déclenchement.

Idéalement le tir doit se faire en direction des lieux de passage obligatoire.

Puis, couchez vous au sol comme vous le feriez dans n’importe quelle situation d’attaque à main armée ou de prise d’otages.

Gardez votre calme et votre sang-froid quoi qu’il arrive. Ne cherchez à pas à vous victimiser. Vouvoyez votre agresseur et ne l’insultez jamais.

Si vous ne pouvez pas agir pour le faire fuir, pensez simplement à faire le nécessaire pour que les choses se passent bien et par conséquent à réduire les délais d’exécution du méfait.

Assurez-vous d’avoir des valeurs conséquentes et rapidement accessibles pour le satisfaire.

 

En cas d’appel téléphonique, ne paniquez pas et ne décrochez sans l’aval du cambrioleur.

Sans le fixer du regard, observez le maximum de détails sur le malfaiteur afin de permettre une description précise à la police : Age, visage, teinte chevelure, corpulence, type de langage, accent, comportement, éthique, vêtements

Soyez particulièrement attentif sur les endroits de votre corps et de la maison qui ont été touchés. Ne vous lavez pas les mains ni le visage avant la collecte de traces ADN.

Ne le poursuivez en aucun cas après son départ.

Retenez les caractéristiques et le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé, ainsi que sa direction de fuite.

En cas de coups de feu, mettez-vous à l’abri ou allongez-vous sur le sol et respectez la procédure décrite dans le module sur les

 

Que faire à la suite d’un cambriolage violent ?

Verrouillez immédiatement la porte d’entrée et les autres points d’accès.

Hormis les enquêteurs personne ne doit pouvoir entrer ni sortir.

S’il y a des victimes qui ont subies des violence de la part des cambrioleurs, prêtez-leur assistance.

Rassurez-les en les informant que les secours ne tarderont pas à arriver.

Appelez immédiatement la gendarmerie ou la police en respectant la procédure de description d’une situation hostile que vous verrez dans le module sur les fusillades.

Même si l’individu vous a menacé de représailles si vous le faites, indiquez clairement l’objet de votre appel et tous les éléments dont vous disposez, restez en ligne et attendez que l’opérateur vous guide.

Après un cambriolage violent : surtout préservez les traces et les indices.

Dans l’attente des forces de l’ordre, votre obsession doit être de conserver la scène du crime intacte.

Exigez des témoins qu’ils restent présents sur les lieux. Veillez à ce qu’ils ne touchent à rien. S’ils doivent partir, notez leurs coordonnées complètes.

Notez

Chaque témoin note sans se concerter avec les autres le signalement de l’agresseur, les objets touchés par l’individu, la direction et les moyens de fuite. N’hésitez pas à les inciter à utiliser la fonction dictaphone de leurs téléphones pour collecter le maximum d’informations à chaud et de tout restructurer par écrit par la suite avec l’aide de la police.

Ecoutez attentivement les recommandations et les instructions des enquêteurs.

 

Que devez-vous faire maintenant ?

Si vous voulez vraiment éviter un cambriolage violent :

Première étape : suivre ces recommandations du mieux que vous pouvez.

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Deuxième étape : Soyons réaliste, lors d’un cambriolage violent, il faut pouvoir assurer votre défense sans prendre de risque.

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Vous verrez comment chasser les cambrioleurs en 6 secondes avant qu’ils ne touchent à quoi que ce soit.

 

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